Le glucose est un type de sucre présent dans de nombreux aliments, notamment les glucides et les fruits. Il constitue la principale source d'énergie des cellules de l'organisme. Cependant, une glycémie trop élevée peut entraîner une inflammation par un processus appelé glycation.
La glycation se produit lorsque les molécules de glucose se lient aux protéines de l'organisme, formant des produits finaux de glycation avancée (AGE). Ces AGE sont très réactifs et peuvent endommager les cellules et les tissus de l'organisme, provoquant une inflammation chronique.
De plus, une glycémie élevée peut activer une voie de signalisation appelée facteur nucléaire kappa B (NF-kB). Le NF-kB est un facteur de transcription qui régule l'expression des gènes impliqués dans l'inflammation. Lorsqu'il est activé, le NF-kB déclenche la production de cytokines pro-inflammatoires (des substances chimiques inflammatoires dans le sang), qui aggravent encore l'inflammation.
L'inflammation chronique causée par une glycémie élevée peut entraîner divers problèmes de santé, notamment une résistance à l'insuline, précurseur du diabète de type 2. La résistance à l'insuline survient lorsque les cellules de l'organisme deviennent moins sensibles à l'insuline, une hormone qui régule le métabolisme du glucose. Cela peut entraîner une glycémie élevée, qui aggrave l'inflammation et crée un cercle vicieux.
Au-delà du diabète, l'inflammation chronique due à une glycémie élevée peut contribuer aux maladies cardiaques et cérébrovasculaires en endommageant les parois des vaisseaux sanguins. Ces lésions peuvent entraîner la formation de plaques, bloquant potentiellement la circulation sanguine et provoquant des crises cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux.
Pour prévenir l'inflammation chronique causée par une glycémie élevée, il est essentiel de maintenir une glycémie saine grâce à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière. Éviter les aliments à index glycémique élevé, comme les boissons sucrées, les bonbons et le pain blanc, peut contribuer à réguler la glycémie. De plus, une activité physique régulière peut améliorer la sensibilité à l'insuline et réduire l'inflammation.
Les diabétiques, qui ont par définition une glycémie supérieure à la normale, doivent collaborer étroitement avec leurs professionnels de santé pour réguler leur glycémie. Si l'alimentation et l'exercice physique sont essentiels, de nombreuses personnes peuvent avoir besoin de médicaments. Différents médicaments sont disponibles, notamment des options plus récentes comme le sémaglutide et le tétrapeptide. Ces peptides peuvent augmenter la satiété et entraîner une perte de poids rapide dans certains cas.
Oxygénothérapie hyperbare (OHB) et inflammation
L'oxygénothérapie hyperbare (OHB) est une autre approche pour réduire l'inflammation. Elle est connue pour améliorer la sensibilité à l'insuline, ce qui entraîne une diminution de la glycémie pendant le traitement.
L'oxygénothérapie hyperbare diminue également directement l'inflammation en améliorant l'apport d'oxygène aux tissus, en réduisant la production de cytokines pro-inflammatoires et en augmentant les cytokines anti-inflammatoires. Ces effets se produisent par des modifications de l'expression génétique (c.-à-d. épigénétiques) dues à l'augmentation des niveaux d'oxygène et de pression pendant l'oxygénothérapie hyperbare.
Conclusion
L'inflammation résultant d'une glycémie élevée est répandue aux États-Unis et dans le monde entier. La clé de sa prise en charge réside dans un contrôle rigoureux de la glycémie par l'alimentation, des changements de mode de vie – notamment la perte de poids – et la prise de médicaments si nécessaire. De plus, l'oxygénothérapie hyperbare (OHB) offre un moyen puissant de réduire l'inflammation par des mécanismes épigénétiques et pourrait également contribuer à améliorer le contrôle de la glycémie.